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Quelles compétences faut-il pour etre un bon trader ?

19 novembre 2025 par
Quelles compétences faut-il pour etre un bon trader ?
Maxence
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Quelles compétences faut‑il pour être un bon trader ?

Le référentiel EMT : 12 compétences clés, une grille d’évaluation et un plan d’entraînement

EMT – Financial School | Centre d’excellence en finance de marché & trading

Résumé en 30 secondes

Un bon trader n’est pas un “devineur” de marché : c’est un opérateur méthodique. Son avantage tient à 12 compétences organisées en trois blocs :

  • Cœur de métier (technique) : gestion du risque, exécution, statistiques, construction d’edge, connaissance des marchés, outils/data.

  • Cognitif & comportemental : discipline, pensée probabiliste, gestion émotionnelle, journalisation & apprentissage.

  • Professionnel : gouvernance & éthique, communication.

    Chez EMT – Financial School, nous les transformons en routines mesurables (playbooks, sizing, journaux, checklists) pour passer de la curiosité à une pratique durable.

A — Compétences cœur de métier

1) Gestion du risque (la compétence n°1)

But : ne jamais laisser un trade isolé décider de votre avenir.

  • R par trade : 0,25–1 % du capital.

  • Limites : −3 R/jour, −8 à −10 R/semaine ; risque portefeuille (corrélations) ≤ 1,5–2 %.

  • Standardisation : perte moyenne P≈1RP \approx 1RP≈1R.

    Indicateur : respect des limites 100 % du temps.

2) Exécution & microstructure

But : obtenir le prix visé, au coût le plus bas, sans improviser.

  • Types d’ordres : limit, stop, stop suiveur, « bracket ».

  • Maîtrise du slippage, horaires et liquidité.

    Indicateur : dérive d’exécution ≤ X ticks vs plan ; coûts/trade ≤ 10–15 % de R.

3) Statistiques & métriques (penser en espérance)

But : piloter par l’arithmétique, pas par l’émotion.

Espeˊrance E=p×G−(1−p)×P−Couˆts\textbf{Espérance }E = p \times G - (1-p)\times P - \text{Coûts}Espeˊrance E=p×G−(1−p)×P−Couˆts

  • ppp : taux de réussite ; GGG : gain moyen (en R) ; coûts : commission + spread + glissement.

    Indicateur : E ≥ 0,15 R sur 50–100 trades.

4) Construction d’edge (stratégies simples & testables)

But : formuler des règles if/then qui tiennent après coûts.

  • Breakout de consolidation, Pullback MA20/50, Opening Range Breakout

  • Tests propres : coûts réalistes, période hors échantillon, capacité/liquidité.

    Indicateur : plan écrit (entrée, invalidation, objectifs, time‑stops), taux de respect ≥ 80–85 %.

5) Connaissance des marchés & produits

But : savoir ce que l’on trade et pourquoi ça bouge.

  • Indices/ETF, actions liquides, paires FX majeures, options/futures (basics), calendrier macro.

  • Corrélations (thème, secteur, devises).

    Indicateur : aucun trade sans hypothèse + niveau d’invalidation.

6) Outils & data (au service du process)

But : gagner en clarté, non en complexité.

  • Niveau base → pro : Excel (indispensable), Python (pandas/NumPy) utile, SQL optionnel.

  • Tableaux de bord : sizing, coûts, métriques, journaux.

    Indicateur : fichiers de sizing opérationnels ; journal automatisé autant que possible.

B — Compétences cognitives & comportementales

7) Discipline & routines

But : que la règle décide, pas l’humeur.

  • Créneaux horaires définis, quotas de décisions, checklists (pré‑marché / pré‑trade / post‑trade).

    Indicateur : ≥ 80–85 % de respect du playbook chaque semaine.

8) Pensée probabiliste

But : accepter l’incertitude et raisonner en scénarios.

  • Parler en si/alors, pourcentages et fourchettes, pas en certitudes.

    Indicateur : notes de pré‑trade avec scénario principal + invalidation.

9) Gestion émotionnelle & du stress

But : garder la tête froide en perte comme en gain.

  • R petit, stop‑jour, protocoles cool‑down (pause, respiration, marche), interdiction de « se refaire ».

    Indicateur : 0 entorse aux limites pendant les semaines rouges.

10) Journalisation & apprentissage

But : transformer l’expérience en statistiques et améliorations.

  • Journal structuré, post‑mortems hebdo, tags par setup/erreur, plan d’actions.

    Indicateur : chaque semaine → 3 actions concrètes issues de la revue.

C — Compétences professionnelles

11) Gouvernance & éthique

But : rester propre (et durable).

  • Conflits d’intérêts, conformité locale, traçabilité des décisions.

  • Pas de promesses ni de « surexposition » cachée.

    Indicateur : règles écrites, logs d’ordres/justifications conservés.

12) Communication & esprit d’équipe

But : expliquer vite et clair votre thèse, votre risque et vos erreurs.

  • Résumés en une page, graphiques annotés, debriefs honnêtes.

    Indicateur : présentation mensuelle (même en solo) de votre process à un pair/mentor.

La grille 100 points EMT (auto‑évaluation rapide)

PilierPointsJe vaux…
Gestion du risque20/20
Exécution & coûts10/10
Statistiques & métriques10/10
Edge & règles if/then10/10
Connaissance marchés/produits8/8
Outils & data7/7
Discipline & routines10/10
Pensée probabiliste5/5
Gestion émotionnelle8/8
Journal & apprentissage6/6
Gouvernance & éthique4/4
Communication2/2

Objectif : ≥ 80/100 avant d’augmenter la taille. Si “Gestion du risque” < 16/20 ou “Exécution & coûts” < 7/10 → pause : on renforce le socle.

Comment acquérir ces compétences : plan d’entraînement 90 jours

Semaines 1–2 — Fondations & cadre

  • Choisir 1 marché et 1–2 setups (Breakout de consolidation, Pullback MA20/50).

  • Écrire le playbook (si… alors…), fixer R = 0,5–1 %, activer stop‑jour/semaine.

  • Mettre en place journal, fichiers de sizing, checklists.

Semaines 3–6 — Pratique guidée

  • Backtests visuels (20–30 cas/setup) avec coûts réalistes.

  • Paper‑trading puis réel micro‑taille (6–12 décisions).

  • Focus exécution : ordres bracket, mesure du slippage, quotas.

Semaines 7–10 — Mesure & corrections

  • Viser 30–50 trades valides ; calculer E, G/P, drawdown, coûts.

  • Retirer le setup le moins performant ; documenter 3 axes d’amélioration (ex. buffers, time‑stops, horaire).

Semaines 11–12 — Stabilisation

  • Si E ≥ 0,15 R et respect des règles ≥ 80–85 %+25 % de taille maximum.

  • Sinon : stabilité à micro‑taille + travail ciblé (coûts, exécution, contexte).

Erreurs classiques (et parades)

  • Levier précoce pour “accélérer” → R petit, taille calibrée par le stop.

  • Zapping de méthodes → 50–100 trades avant de conclure.

  • Sous‑estimer les coûts → viser coûts ≤ 10–15 % de R ; actifs liquides.

  • Positions corrélées → plafonner le risque portefeuille.

  • Aucun journal → pas d’amélioration durable : journal obligatoire.

FAQ express

Faut‑il savoir coder ?

Pas obligatoire pour débuter, mais très utile pour tester proprement, mesurer et automatiser. Excel bien maîtrisé + bases Python suffisent pour passer un palier.

La psychologie est‑elle “innée” ?

Non : elle se travaille via routines, limites et revues. On entraîne la discipline comme un muscle.

Combien de temps pour maîtriser ces 12 compétences ?

Comptez 8–12 semaines pour opérer à petite taille avec un process clair, puis 6–12 mois pour stabiliser un track‑record crédible.

La signature EMT – Financial School

Nous faisons de ces 12 compétences un système :

  • Risk‑First sans compromis (R, limites, corrélations, coûts).

  • Playbooks clairs, fichiers de sizing, checklists, journaux.

  • Ateliers sur données réelles, revues hebdomadaires, corrections d’exécution.

  • Feuilles de route (30/60/90 jours) et gates de montée en taille.

Objectif : remplacer l’aléatoire par un processus mesurable — et faire de vous un opérateur durable.

Check‑list à imprimer (semaine prochaine)

  • R = 0,25–1 % par trade ; −3 R/jour, −8 à −10 R/semaine

  • Coûts/trade mesurés (≤ 15 % de R)

  • Playbook écrit pour 1–2 setups

  • Ordres bracket systématiques

  • Journal rempli + revue hebdomadaire

  • ≥ 80–85 % de respect des règles

  • 3 améliorations actionnables décidées chaque semaine

Mentions pédagogiques : le trading comporte un risque de perte en capital, en particulier sur les produits à effet de levier. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

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