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Comment gérer ses pertes ?

20 novembre 2025 par
Comment gérer ses pertes ?
Maxence
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Comment gérer ses pertes ?

Réponse honnête : on ne “supprime” pas les pertes — on les conçoit, on les cadre et on les mesure.

EMT – Financial School | Centre d’excellence en finance de marché & trading

Résumé en 30 secondes

  • Une perte prévue par votre plan n’est pas un échec : c’est le coût d’un métier probabiliste.

  • Le trio qui change tout : (1) Risque plafonné, (2) Sorties normées, (3) Protocoles d’arrêt.

  • Boussole EMT (live, après coûts) : R = 0,25–1 % par trade ; stop‑jour −3 R ; stop‑semaine −8 à −10 R ; coûts ≤ 10–15 % de R ; discipline ≥ 80–85 % (trades conformes au plan).

  • Objectif : transformer une perte subie en perte gérée — plus petite, plus rare, plus utile.

1) Poser le cadre : la perte “saine” vs la perte “toxique”

  • Perte saine : prévue dans le playbook, taille fixe en R, stop technique exécuté sans être déplacé, journalisée.

  • Perte toxique : stop élargi, ajout à une position perdante, trade hors plan/fenêtre, revenge ou overtrading.

Règle d’or : la seule perte acceptable est connue à l’avance (montant R, niveau d’invalidation, horizon de temps).

2) Dimensionner avant d’entrer : la taille en R

  • R par trade = 0,25–1 % du capital (selon expérience et volatilité).

  • Fiche de sizing : taille = R×CapitalDistance du stop\dfrac{R \times Capital}{Distance\ du\ stop}Distance du stopR×Capital​.

  • Effet immédiat : vous pouvez enchaîner 10 pertes sans mettre en danger le compte — et raisonner froidement.

3) Où placer le stop (sans bricoler)

  1. Stop de structure : sous un creux/au‑dessus d’un sommet invalidant l’idée.

  2. Stop volatilité : 1,5–2,5 × ATR pour éviter le bruit.

  3. Stop temps (time‑stop) : si le scénario ne part pas en X bougies/minutes → sortie.

Interdictions :

  • Élargir un stop une fois en position.

  • Moyenner une perte pour “mieux sortir”.

  • Laisser le temps transformer une mauvaise idée en grande perte.

4) Trois sorties qui réduisent la douleur (sans tuer les gains)

  • Bracket/OCO par défaut : entrée + stop + objectif (vous retire de la réactivité émotionnelle).

  • Sortie partielle à 1 R (ex. 50 %) + trailing ATR sur le solde (équilibre entre sécurisation et laisser courir).

  • Breakeven intelligent : remonter le stop à l’équilibre seulement si le marché a délivré un mouvement significatif (ex. +0,8–1 R), pas au premier tic.

5) Protocoles d’arrêt (les coupe‑circuits qui sauvent un mois)

  • Stop‑jour : −3 R → fin de séance (lecture seule).

  • Stop‑semaine : −8 à −10 R → coupure jusqu’à la revue.

  • Cool‑down : 2 pertes consécutives → pause 20–30 min.

  • Anomalie d’exécution (slippage anormal, latence, spread hors seuil) → kill‑switch immédiat.

Ces seuils protégeront votre capital et votre psychologie.

6) Gérer les séries de pertes (sans “se refaire”)

  • Réduire la taille de 50 % après 3 pertes consécutives ; la réaugmenter seulement après 20–30 décisions conformes au plan et E > 0.

  • Shadow‑mode (démo) 1–3 séances si discipline < 80 %.

  • Audit du setup : si 70 % des pertes viennent d’un même contexte, désactivez‑le et retestez out‑of‑sample.

7) Les coûts & l’espérance : faire des pertes… qui coûtent moins

L’espérance d’une stratégie :

E=p×(G−C)−(1−p)×(P+C)E = p \times (G - C) - (1-p) \times (P + C)E=p×(G−C)−(1−p)×(P+C)

avec ppp = taux de réussite, GGG = gain moyen, PPP = perte moyenne, CCC = coûts (spread + commission + slippage).

Levier d’action le plus “certain” : réduire PPP et CCC.

  • P diminue via des stops techniques et time‑stops cohérents.

  • C diminue en tradant aux fenêtres liquides, en privilégiant les ordres limit quand c’est possible, et en exigeant coûts ≤ 10–15 % de R.

8) Gestion portefeuille : éviter la “grosse” perte invisible

  • Limiter le risque corrélé : 1 idée = 1 exposition (ne pas empiler 4 positions sur le même thème).

  • Risque total (corrélations incluses) ≤ 1,5–2 %.

  • Lors d’un choc de marché, réduire d’abord (clôturer/ alléger) plutôt que “couvrir” avec un hedge mal calibré.

9) Hygiène opérationnelle : moins d’émotion, moins de pertes

  • PNL masqué en séance ; afficher R et niveaux, pas l’argent.

  • Check‑lists 30 s pré/post‑trade :

    • Pré : contexte OK ? setup A ? taille = R ? stop/objectif/time‑stop posés ? coûts ≤ 15 % de R ?

    • Post : conforme au plan ? erreur d’exécution ? capture enregistrée ?

  • Journal (2 lignes + capture) : chaque perte explique la prochaine décision.

10) “Playbooks” de pertes — que faire sur le moment

SituationAction immédiateSuivi
Perte normale (stop touché)Rien d’exceptionnelContinuer si fenêtre valide
Deux pertes de suitePause 20–30 minVérifier contexte & spread
−3 R jourFin de séanceRevue + sommeil
Perte par erreur (règle violée)Stop écran 24 hRelire playbook ; shadow‑mode
Gap contre le stopAccepter l’écartÉvaluer stop‑limit vs marché, ajuster règles
Série rouge par contexteDésactiver le setupRetester, petite taille

11) Programme 14 jours — passer en “pertes gérées”

Jours 1–2 : écrire le playbook (1 page) + fiches de sizing ; paramétrer brackets ; masquer PNL.

Jours 3–7 : 2 fenêtres/jour ; 3–6 décisions max par fenêtre ; journal avec captures.

Jour 8 : revue E, PF, MaxDD, coûts (% de R), discipline ; retirer 1 contexte qui mange l’edge.

Jours 9–14 : appliquer stop‑jour & stop‑semaine sans exception ; si discipline ≥ 80 % et E > 0, maintenir ; sinon, micro‑taille ou shadow‑mode.

12) Erreurs fréquentes… et correctifs immédiats

ErreurPourquoi ça fait malCorrectif EMT
Élargir le stopPetites pertes → grandesStop non négociable, time‑stop
Moyenner à la baisseDoublez la conviction, doublez la douleurInterdit ; 1 idée = 1 exposition
Taille variable “au feeling”Variance émotionnelleR fixe ; fiche de sizing
Trader hors fenêtresSlippage, spreads, fatigueFenêtres liquides uniquement
Pas de revueRépétition d’erreursJournal + revue hebdo chiffrée
Hedge improviséCoût sans protection réelleRéduire d’abord, couvrir ensuite si prévu

13) La signature EMT – Financial School

Nous transformons les pertes en paramètres contrôlés :

  • Risk‑First (R, stops, quotas, corrélations, coûts),

  • Playbooks if/then, fichiers de sizing, brackets et time‑stops,

  • TCA (analyse des coûts) pour garder C ≤ 10–15 % de R,

  • Gates 50/100/200 trades pour décider quand (et si) monter la taille.

Conclusion

Bien gérer ses pertes, c’est prévoir la douleur, en limiter l’ampleur, couper quand le plan l’exige et apprendre de chaque sortie. Avec un R fixe, des stops non négociables, des coupes‑circuits clairs et des revues chiffrées, vous reprenez le contrôle — et votre courbe de capital devient vivable et scalable. C’est l’ADN d’EMT – Financial School : professionnaliser le risque avant de chercher la performance.

Mémo imprimable — “Pertes gérées”

  • R = 0,25–1 % ; fiche de sizing prête

  • Stops de structure / ATR + time‑stops

  • Bracket/OCO par défaut ; PNL masqué

  • Stop‑jour −3 R, stop‑semaine −8 à −10 R

  • Quotas 3–6 décisions/fenêtre ; fenêtres liquides

  • TCA actif ; coûts ≤ 10–15 % de R

  • Discipline ≥ 80–85 % ; journal avec captures

  • Désactiver un contexte perdant ; shadow‑mode si besoin

  • Réduire la taille après série rouge ; pas de moyenne à la baisse

  • Revue hebdo (E, PF, MaxDD, coûts, discipline)

Mentions pédagogiques : le trading comporte un risque de perte en capital, en particulier sur produits à effet de levier. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.

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