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Comment fonctionnent les graphiques de trading ?

19 novembre 2025 par
Comment fonctionnent les graphiques de trading ?
Maxence
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Comment fonctionnent les graphiques de trading ?

Le guide clair d’EMT – Financial School : lire, comparer, décider (sans s’égarer)

Résumé en 30 secondes

Un graphique de trading n’est pas une boule de cristal : c’est une compression d’informations (prix, temps, volume) qui vous aide à prendre des décisions répétables.

  • Les briques de base : échelle (linéaire vs log), unité de temps (tick → mensuel), type de bougie (ligne, OHLC, chandeliers…).

  • Les couches utiles : volumes, moyennes mobiles/VWAP, volatilité (ATR), quelques oscillateurs (RSI/MACD).

  • La méthode pro : lire le contexte (tendance, niveaux), poser un scénario if/then, calibrer R (risque par trade), fixer stop/objectif et mesurer.

    Chez EMT, on fait des graphiques un outil de décision — pas une galerie d’indicateurs.

1) L’anatomie d’un graphique (ce qu’il faut voir en premier)

  1. Axes

    • Axe X : le temps (ou des “pas” non temporels : ticks, range, Renko).

    • Axe Y : le prix.

  2. Échelle

    • Linéaire : chaque unité vaut le même euros/ticks (intraday, swings courts).

    • Logarithmique : chaque unité vaut le même % (multi‑annuel, fortes variations).

  3. Unité de temps (timeframe)

    • Intraday : 1/5/15/30/60 min (vitesse ↑, bruit ↑, coûts ↑).

    • EOD / swing : Journalier/hebdo/mensuel (plus clair, moins d’overtrading).

  4. Session

    • Actions : pré‑market / cash / post‑market → gaps possibles.

    • FX : 24/5, pics de liquidité à l’ouverture Londres et l’overlap Londres–New York.

  5. Prix représenté

    • OHLC = Ouverture, Haut, Bas, Cloture. Les chandeliers encodent ces 4 infos.

2) Les types de graphiques (forces & limites)

TypeÀ quoi ça sertAtoutsLimites
Ligne (clôture)Vision macro propreLisible, idéal pr. présentationCache les mèches/volatilité intra‑barre
OHLC / BarresLecture technique classiqueDétail précis (O‑H‑L‑C)Moins intuitif visuellement que les chandeliers
ChandeliersLecture rapide du fluxCorps/mèches → patterns clairsEsthétiques… donc parfois “projectifs”
Heikin‑AshiLisser la tendanceRéduit le bruit, filtreCe ne sont pas des prix “tradables” (utiliser l’OHLC pour vos ordres)
Renko / Range / P&FFiltrer le tempsFocalise sur l’amplitudeLe temps disparaît : attention aux tests

Formules Heikin‑Ashi (pour comprendre le lissage)

HA‑Close = (O+H+B+C)/4 ; HA‑Open = (HA‑Open₋₁ + HA‑Close₋₁)/2 ;

HA‑High = max(H, HA‑Open, HA‑Close) ; HA‑Low = min(B, HA‑Open, HA‑Close).

Rappel : on lit la tendance avec Heikin‑Ashi, on exécute au prix OHLC.

3) Les couches qui comptent (sans surcharger)

A) Volume

Confirme (ou non) un mouvement. Hausse de prix + volume ↑ → validation plus robuste.

B) Moyennes mobiles (MA)

  • MA20/50 : rythme de court/moyen terme, zones de pullback probables.

  • Bollinger : MA20 ± 2 écarts‑types → pression/expansion de volatilité.

C) VWAP (intraday)

Prix moyen pondéré par le volume depuis l’ouverture (ou anchored sur un événement). Borne dynamique pour flux de la séance.

D) Volatilité – ATR(14)

Dit où placer vos stops/targets par rapport au “bruit” normal.

E) Oscillateurs (RSI/MACD)

À utiliser en second regard (confirmation/contexte), jamais en “bouton d’achat/vente”.

Règle EMT “3 + 1” : Prix (chandeliers) + Volume + MA/VWAP + ATR. Le reste est optionnel.

4) Lire un graphique “comme un pro” : la grammaire minimale

  1. Structure de tendance :

    • Hausse : HH/HL (plus hauts/plus bas croissants).

    • Baisse : LH/LL (plus hauts/plus bas décroissants).

  2. Niveaux :

    • Supports/Résistances = zones où l’offre/la demande réagit.

    • Breakout crédible = sortie d’une zone + volume + clôture au‑dessus/dessous.

  3. Consolidations : triangles, drapeaux, ranges → énergie stockée.

  4. Gaps : information de flux (actions) ; travailler la validation (comblement/continuation).

  5. Multiples timeframes :

    • Top‑down : Hebdo → Journalier → Intraday (si besoin).

    • La tendance se définit en haut, l’exécution se règle en bas.

5) Du graphique au trade : le protocole EMT (6 étapes)

  1. Contexte : tendance (HH/HL ? LH/LL ?), zone, volatilité (ATR), calendrier.

  2. Hypothèse : “Si la consolidation casse au‑dessus de X avec volume…”.

  3. Point d’entrée : niveau précis (cassure/retest/pullback MA20/50).

  4. Invalidation (stop) : sous le bas pertinent ou k‑ATR sous le niveau.

  5. Objectif : ratio R:R cohérent (ex. 1,5–3 R) et/ou time‑stop.

  6. Taille de position (sizing) :

    Qteˊ=R (euros)Entreˊe−Stop\text{Qté} = \frac{\textbf{R (euros)}}{\text{Entrée} - \text{Stop}}Qteˊ=Entreˊe−StopR (euros)

    avec R = 0,25–1 % du capital. Coûts (spread+commission+glissement) ≤ 10–15 % de R.

6) Les erreurs de lecture à éviter (et quoi faire à la place)

  • Trop d’indicateursparalysis by analysis.

    → Limiter à 3 + 1 (Prix/Volume/MA ou VWAP/ATR).

  • Tracer après coup (lignes qui collent toujours).

    → Écrire les règles if/then avant le signal.

  • Changer d’unité de temps pour “avoir raison”.

    Plan fixe : un cadre par setup (ex. signal daily, entrée M30).

  • Ignorer les coûts (surtout intraday).

    → Écarter les actifs illiquides ; mesurer coûts en % de R.

  • Prendre Heikin‑Ashi pour du prix.

    → Entrées/Stops sur OHLC, Heikin‑Ashi pour le contexte.

  • Confondre trading et décoration.

    → Chaque trait sur le chart doit servir une décision.

7) Trois setups visuels simples (pour démarrer propre)

  1. Breakout de consolidation (Daily)

    • Contexte : tendance haussière, range étroit.

    • Signal : clôture au‑dessus du range + volume.

    • Stop : sous le bas du range (ou 1×ATR).

    • Objectif : 2–3 R ou MA50.

  2. Pullback MA20/50 (Daily ou H1)

    • Contexte : tendance nette, retour sur la MA.

    • Signal : bougie de rejet sur la MA.

    • Stop : sous le plus bas du pullback.

    • Objectif : 1,5–2 R ou sommet récent.

  3. ORB – Opening Range Breakout (Intraday)

    • Contexte : séance active.

    • Signal : cassure du range des 30 premières minutes.

    • Stop : de l’autre côté du range.

    • Objectif : 1,5–2 R ; VWAP en borne intermédiaire.

8) Routine 90 minutes “lecture → décision”

  • 15 min – Pré‑marché : niveaux clés, calendrier, if/then écrit, estimation des coûts (spread, volatilité).

  • 60 min – Fenêtre d’exécution : 3–5 décisions max, ordres bracket (entrée/stop/limite).

  • 15 min – Post‑mortem : capture des graphiques, respect des règles (oui/non), mise à jour journal & E.

9) La signature EMT – Financial School

Nous transformons la “lecture de graphes” en processus :

  • Templates de graphiques (EOD & intraday) épurés et standardisés,

  • Playbooks visuels (exemples annotés), fichiers de sizing, check‑lists,

  • Ateliers sur données réelles (volatilité, VWAP, microstructure),

  • Revues de journaux/graphes pour ancrer des décisions mesurables.

Conclusion

Un graphique bien utilisé réduit l’incertitude : il organise le chaos en règles et en probabilités. Le secret n’est pas d’ajouter des couches, mais de clarifier vos décisions : si X alors j’entre ; si Y, je sors ; sinon, je m’abstiens.

Avec le cadre risk‑first d’EMT, vos graphes cessent d’être des images — ils deviennent un langage d’exécution.

Check‑list imprimable “Mon chart pro”

  • Échelle adaptée (log pr. % long terme, linéaire pr. intraday)

  • Timeframes : Contexte (Héb/Jour) → Exécution (H1/M30)

  • 3 + 1 : Prix/Volume/MA‑ou‑VWAP/ATR — rien de superflu

  • Niveaux & scénarios if/then écrits

  • Stop sous un bas technique ou k×ATR ; Objectif en R

  • Coûts mesurés (≤ 10–15 % de R)

  • Journal avec captures & “respect des règles” (oui/non)

Mentions pédagogiques : Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Le trading comporte un risque de perte en capital, surtout sur produits à effet de levier.

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